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- D’entreprendre toutes actions justifiées par l’intérêt général de la commune de Le Bar-sur-Loup, notamment sur les aspects liés à l’environnement, au patrimoine et à l’aménagement du territoire communal.

Siège social : 3 Avenue du Général de Gaulle
06620 Le Bar-sur-Loup.
Date de la déclaration rectificative : 14 Septembre 2016

Oeuvre - Françis Ponge
Article mis en ligne le 15 juillet 2009
dernière modification le 28 février 2010
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En 1900, la famille Ponge s’installe à Avignon, où nait Hélène, sœur de Francis, le 27 septembre. Pendant neuf ans, les Ponge mènent une vie bourgeoise au sein de la bonne société protestante d’Avignon : parcs, villégiatures à la montagne, gouvernantes et précepteurs.

En 1908, il entre en classe de septième au lycée Frédéric-Mistral. En 1909, Armand Ponge est muté à Caen. Francis est scolarisé au lycée Malherbe jusqu’au baccalauréat. Il est un élève brillant mais dissipé. Les vacances sont partagées entre les plages normandes et la maison paternelle à Nîmes.

En 1913, il voyage en Hollande et en Grande-Bretagne avec son oncle paternel, professeur au lycée Condorcet à Paris. Premiers intérêts pour la politique. En 1914, l’approche de la guerre interrompt ses vacances d’été en Thuringe. Il travaille dans un hôpital militaire caennais à la fin de l’été. Il suit à Paris une manifestation organisée par Barrès. Il entre en classe de rhétorique et découvre le Littré, lit Lucrèce, Horace, Tacite, les symbolistes. C’est une période de dandysme et des premiers poèmes.

En 1915, il obtient la meilleure note de l’académie en philosophie pour une dissertation sur L’art de penser par soi-même. Il décide de s’engager après la mort d’un cousin au front ; une crise d’appendicite aiguë l’en empêche.

En 1916, il entre en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Il publie son premier sonnet dans la Presqu’île n°4 (octobre) sous le pseudonyme de Nogères. Il se réclame de Barrès en art comme en politique.

En 1917, il mène en parallèle des études de droit et de philosophie. Il participe aux manifestations patriotiques de la jeunesse barrésienne contre le défaitiste Caillaux au cours inaugural de Victor Basch en Sorbonne mais s’intéresse malgré tout à la Révolution russe.

En 1918, il est reçu au baccalauréat de droit, admissible en licence de philosophie, mais reste muet à l’oral : recalé. Il est mobilisé dans l’infanterie à Falaise, puis au G.Q.G. des Armées françaises à Metz. Il lit Nietzsche (La Naissance de la tragédie).

En 1919, il suit le G.Q.G. à Chantilly, et contracte la diphtérie. Il passe sa convalescence dans la villa d’Henry Bataille, où il écrit La promenade dans nos serres, premier texte où apparaît le matérialisme logique. A Strasbourg, avec G. Audisio, J. Hytier, il prépare l’École normale supérieure : admissible, mais une fois de plus reste muet à l’oral. Il adhère au parti socialiste. Démobilisé, il se brouille avec sa famille.

En 1920, il mène une vie de bohème entre Caen et Paris.

En 1921, il rédige Esquisse d’une parabole, apologue socialiste qui sera publié dans le Mouton blanc, revue dirigée par J. Hytier.

En 1922, il séjourne à Caen où il se réconcilie avec sa famille et connait une intimité intellectuelle avec son père. Il rencontre J. Rivière et J. Paulhan, nîmois et ami de la famille. Il écrit les satires Fragments métatechniques.

Priorité à l’exactitude

On mesure alors la portée littéraire de l’œuvre de Francis Ponge, qui tend à opérer un retournement complet par rapport à une conception romantique de la poésie, illustrée notamment par Lamartine et Alfred de Musset. Contrairement à l’opinion commune, le rôle du poète ne consiste aucunement à étaler des sentiments (surtout des sentiments larmoyants) "inspirés" par une "muse" mais à atteindre une expression adéquate (pour l’auteur et pour le lecteur) de l’objet dont il est question. Contrairement à la recherche surréaliste, avec laquelle pourtant Ponge partage certains centres d’intérêt, il faut se défier de toute "spontanéité" que l’écriture automatique entend précisément libérer, et se garder de tout bavardage verbeux, de tout délayage. Aussi le travail de Ponge se situe-t-il à l’extrême limite du champ poétique, et lui-même refuse le qualificatif de "poète".

Au plus fort de la confusion sur le sens de son œuvre, et tandis qu’il bataille pour la publication des Proêmes, Ponge écrit avec quelque agacement (dans Méthodes, "My Creative Method", daté "Le Grau-du-Roi, 26 février 1948", Ponge souligne) :

« PROÊME. - Le jour où l’on voudra bien admettre comme sincère et vraie la déclaration que je fais à tout bout de champ que je ne me veux pas poète, que j’utilise le magma poétique mais pour m’en débarrasser, que je tends plutôt à la conviction qu’aux charmes, qu’il s’agit pour moi d’aboutir à des formules claires, et impersonnelles, on me fera bien plaisir, on s’épargnera bien des discussions oiseuses à mon sujet. »

L’exactitude et la rigueur de l’expression, que Ponge saluait en Malherbe comme des vertus cardinales, l’amènent également à révérer La Fontaine, qu’il se choisit pour modèle. Il confie ainsi à Philippe Sollers son ambition d’atteindre la perfection littéraire à travers l’économie de moyens au point d’arriver à la forme des maximes, des proverbes ou des dictons, citant en exemple le vers tiré de la fable Le Lion et le rat : « Une maille rongée emporta tout l’ouvrage » (Entretiens avec Philippe Sollers).

Par ce renversement radical du rôle et de la fonction du poète, Francis Ponge exerce une influence considérable sur la poésie française contemporaine.


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