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SOS - Comment sauver "La Barbacanne"
Article mis en ligne le 14 mars 2010
dernière modification le 15 mars 2010
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Poète, Max Pons édifie à partir de 1963 un “château des mots” en fondant “la Barbacane”, revue qui allie la qualité typographique et l’exigence littéraire la plus haute.

"L’impérieuse soif te conduit”, écrivait le grand poète catalan Salvador Espriu. Max Pons, en traduisant le recueil Formes et Paroles à la fin des années 1970, a dû penser que cette affirmation valait au-delà de celui qui l’avait émise. Comme pour toute vraie parole de poète, elle est à la libre disposition de celui qui l’entend. Mais pour Max Pons, c’était moins une révélation qu’une confirmation. L’“impérieuse soif”, son parcours d’homme, de poète et d’éditeur l’illustre d’ailleurs amplement.
Si l’on veut résumer ce parcours, il faut s’arrêter sur deux lieux. Un château d’abord, dont Max Pons n’est ni le bâtisseur ni le propriétaire, qu’il peut donc regarder avec toute la liberté de l’amour. Suivons le guide : “Préludant aux étendues arides des causses du Quercy et aux forêts denses du Périgord noir, le Haut-Agenais annonce un territoire où les châteaux poussèrent comme des cèpes.” Là, au point d’intersection de deux vallées, “telle une carène échouée après une grande tourmente, le vaisseau de pierre d’un insolite donjon éperonne le paysage, ouvrant les portes du merveilleux”.
C’est à l’âge de 6 ans qu’il découvre ce “castel étrange et fascinant”, “jaillissement de tours, de courtines et de tourelles… Surprenante vision, aux frontières du rêve et du réel, ainsi apparaît l’incomparable Bonaguil.” Sur ce château fort, “peut-être le plus beau du monde”, dont il sera, durant toute sa vie professionnelle, le conservateur, l’animateur, le guide et l’amoureux fidèle, il écrira beaucoup. Tout ce qu’on peut savoir sur l’histoire et la légende de la glorieuse bâtisse dont l’existence est attestée par un document de 1271, Max Pons, tout à la fois mémorialiste, poète et gardien, le sait. Et l’émerveillement n’a pas faibli avec le temps. “Qu’une architecture à caractère essentiellement militaire atteigne cette grâce, cette force virile, qualités qui engendrent le beau, semble relever d’un miracle, exactement comme l’engendrement des mots constituant un beau texte poétique.” “Engendrement des mots” qui, à leur tour, désignent le “miracle”, comme dans ce poème de Pons, tiré de Calcaire (nouvelle édition, Rougerie, 1981) : “Lieu de foudre/A l’odeur d’Histoire/ Où gît la mémoire des âges/Le souvenir de ce qui fut nommé/ Futur.” En septembre 1959, André Breton, qui vient de découvrir Bonaguil, écrit à Pons : “Il est poignant d’assister à ce dernier sursaut des forces telluriques contre les « créations de lumière » à la Chambord.”
Le deuxième lieu, plus discret, plus récent, relève d’une géographie également poétique, mais plus mentale et intérieure que physique. C’est une revue, qui a nom la Barbacane. Le mot, d’origine arabe, désigne, on ne s’en étonnera pas, un ouvrage de fortification au Moyen Age. Forme circulaire ou semi-circulaire, la barbacane protégeait un passage, une porte ou une poterne. “Revue des pierres et des hommes”, la Barbacane est née en 1963 de la rencontre entre Max Pons – il avait 36 ans à l’époque – et du poète Jean Follain, au pied de la forteresse médiévale justement. “Raconter cette expérience, souligne Max Pons, c’est raconter le combat d’un poète, lequel, au fond de son abri provincial, tente de faire entendre une voix de plus en plus couverte par d’impitoyables médias. La lutte est inégale, certes, mais elle est belle. C’est le combat du singulier contre le pluriel. Du rêve contre la réalité. Ma devise reste : « Le réel est du rêve qui a réussi. »” Cela permet de rester tout de même réaliste, avec une philosophie teintée d’humour : “L’expérience de la Barbacane devait, au fil des années, me faire comprendre que l’amour de la littérature et la passion du livre étaient appelées peu à peu à se transformer en industrie du papier, en épicerie littéraire.”


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